La justice sud-coréenne qui avait reçu la mission d’étudier la procédure de redressement judiciaire de STX Offshore & Shipbuilding, la maison mère de STX France, a fini par donner son accord pour le lancement des pourparlers exclusifs pour la reprise du chantier de Saint-Nazaire par Fincantieri, après avoir indiqué qu’il voulait reporter sa décision, ce qui a créer un certain désordre.

Les italiens qui avaient déjà fait une offre en 2014 pour le rachat de STX France ont vu leur offre être rejetée après examen précise le secrétariat d’État français à l’Industrie. Celle-ci sera désormais étudiée de façon détaillée. Fincantieri va surtout devoir s’asseoir à la table des négociations avec l’État français, qui est actionnaire avec 33,34 % du capital, et qui dispose d’une frange d’avis, sur les contours distinct de l’offre de rachat.

Le gouvernement est par ailleurs d’accord avec une certaine entrée au capital de DCNS, le groupe d’industrie navale militaire français. Celui-ci serait prêt à accepter une action minoritaire.

Le gouvernement totalement prêt

La semaine passée, Fincantieri avait été l’unique entreprise à déposer une offre sur cette entreprise du secteur industriel français qui emploie 2.600 salariés et classe les commandes, comme Damen et Genting Hong Kong ont abandonné.

Le rachat de STX France par Fincanteri rassure aussi les syndicats qui comprennent que ce choix porté sur l’entreprise européenne au lieu d’une entreprise française est dicté par une volonté de protectionnisme pour faire face à la concurrence.

Concernant la construction de paquebots, le chantier de Saint-Nazaire est le plus grand concurrent du groupe italien de construction navale.

« Le gouvernement doit créer une loi pour protéger les entreprises stratégiques » soulignait la semaine passée un représentant de Force ouvrière. L’accord signé en juillet entre Fincantieri et le premier conglomérat de chantiers navals chinois, China State Shipbuilding Corporation, pour développer l’industrie de la croisière en Chine, est aussi un problème à régler. Certains responsables politiques ont également émis des réserves.

Publié par | Sophia

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