Doha-Qatar

Critiqué par les ONG depuis la dotation du Mondial 2022 au Qatar, le système de «parrainage» (la «Kafala») qui étréci fermement les droits des travailleurs immigrés, sera corrigé mais ce sera après l’année prochaine.

Accusée de pratiquer des méthodes qu’on peut qualifier d’esclavagiste au Qatar et dans d’autres pays du Golfe contre les travailleurs immigrés, «la Kafala» ne sera pas corrigée avant décembre 2016, d’après le journal qatari al-Sharq, vendredi.

Ce système de «parrainage», qui ne permet pas à tout travailleur étranger de quitter le pays sans avoir reçu l’accord de son employeur et l’empêchant de changer d’emploi, est visé par les ONG depuis que le petit état pétrolier avait remporté l’attribution de la Coupe du monde 2022.

Au Qatar, il y a 1,2 million de travailleurs immigrés, sur une population de 1,9 million d’habitants. La majorité sont envoyés dans les grands chantiers de l’émirat, surtout ceux concernant la préparation du Mondial.

Autorisation de sortie

Avertie par Doha en octobre après une campagne internationale de critiques, la loi qui réforme «la Kafala» est apparue le 13 décembre au journal officiel du Qatar. D’après l’usage du pays, les lois ne seront mises en œuvre qu’un an après avoir été publiée au JO local, soit en décembre 2016.

D’après la nouvelle réglementation un travailleur étranger pourra demander une autorisation de sortie du pays au ministère de l’Intérieur. S’il ne le reçoit pas après trois jours, il pourra s’adresser à une commission de recours. Il pourra aussi quitter un employeur pour un autre à quand son contrat prend fin. D’après la loi présentement en vigueur, il doit partir du pays à la fin de son contrat et ne peut y revenir qu’au bout de deux ans sous pourvu que son ex employeur n’y soit pas opposé.

Publié par | François

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