Ce lundi, le ministère du Travail va annoncer le montant de qui vient revaloriser le Smic qui est fixé pour l’instant à 1.457,52 euros bruts mensuels. Au cours de sa dernière revalorisation, le salaire minimum avait connu une hausse de 0,8%.

Est-ce une augmentation automatique ou « coup de pouce » ? Le gouvernement va révéler lundi le niveau de revalorisation du Smic au 1er janvier, tandis qu’un front syndical demande une action après trois années de hausses minimes.

Le ministère du Travail, qui n’a fourni aucune indication sur ses idées, annoncera publiquement sa décision lundi matin au cours d’une rencontre de la Commission nationale de la négociation collective (CNNC), qui rassemble des représentants des partenaires sociaux.

Le gouvernement n’a plus jamais fournit d’effort pour augmenter Smic depuis le 1er juillet 2012. Après l’élection de François Hollande, le salaire minimum avait été revu à la hausse de 2%, au lieu de 1,4%.
Depuis, le gouvernement a toujours suivi les avis du groupe d’experts sur le Smic, interrogé avant chaque augmentation annuelle. Le groupe a toujours prohibé tout « coup de pouce » et cette année encore, l’instance consultative comportant des économistes n’était pas d’accord avec la mesure.

« La situation économique est en amélioration » mais « le futur demeure encore très incertain », soulignent les experts, qui jugent que « ce n’est pas le moment de majorer l’incertitude en cherchant à accélérer dès à présent la hausse des salaires ».
« Dans ces conditions, s’en tenir à l’indexation légale du Smic semble le plus raisonnable », finissent-ils.

Plus de 3 millions de Français reçoivent le Smic

Sans « coup de pouce », le Smic jouit chaque année d’une augmentation mécanique, qui est égale à la somme du taux d’inflation hors tabac pour les 20% de foyers les plus modestes et de la moitié du gain de pouvoir d’achat du salaire horaire de base ouvrier et employé (SHBOE).

D’après les calculs de l’AFP, cette augmentation mécanique serait fixée cette année à +0,5%, un taux confirmé par les spécialiste de Force ouvrière.
Mais un front syndical, comprenant la CGT, FO, la CFE-CGC et la CFTC, s’est mobiliser pour exiger que le gouvernement fasse plus.

Publié par | François

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