Tous les livreurs et restaurateurs ont été étonnés d’apprendre que Take Eat Easy passe en redressement judiciaire. Ceux-ci se retrouvent sans salaire pour le mois. Mais plusieurs analystes indiquent s’attendaient à cette chute.

En fait, le mercredi 26 juillet, la jeune pousse Take Eat Easy a annoncé sa mise en redressement judiciaire. L’entreprise se retrouve sans moyens financiers, surtout qu’elle n’a pas pu faire sa levée de fonds, car les investisseurs ne veulent pas dans ce projet dont le but est de réaliser des livraisons à vélo.
La majorité des livreurs travaillant en relation de prestation avec l’entreprise installée dans quatre pays dont la France, la grande Bretagne, l’Espagne, la Belgique ont été surpris par l’annonce qui leur a été faite par mail confirmant l’arrêt de l’activité.

Croissance oblige

Même Matthieu Dumas, président du collectifs des coursiers de France a annoncé qu’il était surpris par l’annonce. « Nous nous attendions tous à un déficit et qu’un des dirigeants soit renvoyé, mais pas nous n’espérons pas que ce soit l’entreprise qui tombe ».

Plusieurs livreurs seront recrutés par les concurrents mais ils veulent avant tout recevoir leur salaire de juillet. Mais on se demande s’ils vont toucher ce salaire ».

Rapidement, les restaurateurs se sont lancés sur les réseaux sociaux pour montrer leur colère. Maintenant ils essaient de comprendre cet échec. Alors qu’elle a levé 16 millions d’euros en 2015 cette startup qui traite 1 millions de commandes dispose de 350 00 clients.

Bénéfices rapides

« Les dirigeants ont rapidement gagné de l’argent et ont rapidement dépensé de l’argent surtout dans la pub », comme l’explique Matthieu Dumas. L’information est confirmée par Olivier Ezratty, observateur prudent de l’écosystème français.

« Ils ont bel et bien reçu de l’argent, mais ils ont vite cherché à se développer en dépensant énormément. Ceci en achetant de l’audience sur la toile, le lancement de l’application, et d’autres activités nécessaires pour être visible.

Publié par | François

Fondateur de ce petit blog a la base, devenu petit magazine.